Le spectacle était « fantastique, inoubliable, et le triangle
était immense, majestueux », reconnaîtra Sophie.
Il semblait massif, et il émanait de lui une sensation de puissance qui ne
pouvait être comparée à celle d’aucun engin terrestre.
Tout, autour
d’elle, paraissait calme, silencieux, « le silence était presque
absolu », ajoutera-t-elle.
Il n’y avait pas
de souffle, ni de vent, et aucun bruit d’insecte ou d’oiseau n’était
perceptible. Le triangle, dont les trois cotés semblaient égaux, était éclairé
à chaque angle par trois lumières d’une extrême blancheur.
Mais ces lumières
n’agissaient pas comme des projecteurs, ou des faisceaux lumineux pour éclairer
le sol. Sophie rapprochera ces lumières
des puissants spots qui éclairent les stades. Au centre du triangle elle
remarqua une forme arrondie convexe qui ressemblait à une coupole renversée.
A
la base de cette coupole il y avait une lumière rouge en mouvement, « comme
dans la série télévisée K2000 », dira-t-elle.
Pour ceux qui
connaissent cette série TV, on voit en effet une lumière rouge qui se déplace
rapidement de gauche à droite, à l’avant de la voiture de sport du héros.
Comparaison simple, mais parlante, pour ceux qui ont déjà vu le téléfilm américain
en question. Entre les trois puissantes lumières blanches Sophie ne verra qu’une masse sombre peu
visible, avec quelques points lumineux.
L’objet ressemblait à une machine
volante matérielle, et d’après elle, « c’était un objet
technologique fait avec du métal ».
Les dimensions du triangle
ont été estimées supérieures à l’envergure d’un Boeing 747. Dans les
deux véhicules il y avait neuf personnes au total, soit : quatre personnes dans
le 4 X 4 de tête, et cinq personnes dans la B.M.W. Or ce qui est étonnant dans
ce cas, c’est que sur les neuf personnes, seulement deux daignèrent se déplacer
pour aller vérifier ce qui se passait à l’extérieur.
Ce comportement peut
sembler étrange, mais Sophie remarquera
que ses compagnons de route étaient plus effrayés qu’intéressés par le
triangle qui planait au-dessus d’eux. Visiblement, ils ne tenaient pas à
rester plus longtemps dans cet endroit désert. Ils n’avaient qu’une seule
envie, c’était de repartir au plus vite en
direction de Lyon. Sophie, en
revanche, ne céda pas à la panique.
Au contraire, elle observa calmement
l’objet, fascinée par ce qu’elle voyait. Sophie pense qu’elle ne resta pas moins de 5 minutes à contempler le
triangle, qui était en position stationnaire au-dessus du 4 X 4. Elle remarqua
qu’après son observation, elle était bizarre, comme en état
de choc, sonnée même. Ses mains étaient froides et elle entendait un
bourdonnement dans ses oreilles.
Elle éprouva sensiblement les mêmes
sensations que lorsqu’elle avait eu son accident de voiture quelques années
auparavant.
La seconde personne qui eut le courage de sortir du 4 X 4, fut Hourig ( âgée de
14 ans en 1992). Comme Sophie, Hourig éprouva le désir d’aller voir ce qui se passait à l’extérieur
du véhicule.
Elle put alors admirer, elle aussi, un immense triangle qui était
immobile dans le ciel, juste à la verticale de sa position. Les descriptions
qu’Hourig fit du triangle furent
quasiment identiques à celles de Sophie.
Le seul point de divergence était qu’Hourig avait
vu autre chose qu’une masse sombre entre les trois lumières disposées en
triangle.
Elle se souvient, au contraire, que l’espace situé entre les trois
spots était parsemé de petites lumières, jaunes, rouges,
bleues, et blanches, qui scintillaient comme des étoiles. Au centre de la
structure triangulaire, elle vit, comme Sophie,
une sorte de coupole avec une lumière rouge qui tournait à la
base de cette coupole.
Elle estime la durée de l’observation
entre cinq et dix minutes, ce qui lui a laissé amplement le temps
d’examiner le triangle dans ses moindres détails. Elle remarquera, aussi, que
pendant toute la durée de l’observation, les moteurs des deux véhicules
continuèrent à tourner, ce qui laisse supposer qu’il n’y a pas eu
d’interférences électromagnétiques avec le phénomène.
Hourig ne fut nullement effrayée par ce qu’elle désignera comme étant une « machine »,
qui d’après elle, « semblait confectionnée avec une
sorte de plastique rigide ».
Elle
garde encore aujourd’hui un souvenir très vif de son
expérience, et depuis, elle est convaincue que « des visiteurs venus d’une autre planète surveillent la terre ».
Sophie et Hourig seraient restées des
heures à contempler le triangle
s’il n’y avait pas eu leurs compagnons de route, qui, enfermés dans les
deux véhicules, commençaient à s’impatienter.
C’est donc avec regret
qu’elles s’éloignèrent de ce magnifique triangle qui était resté
immobile dans le ciel. Mais qu’elle ne fut pas leur surprise lorsque après
être reparties elles virent sur la droite, à une distance d’un kilomètre
environ, un second triangle parfaitement identique au premier, qui semblait se
mouvoir très lentement au-dessus du champ qui bordait la grande route éclairée.
Elles ne purent observer ce deuxièmement phénomène que pendant quelques
secondes seulement, car les chauffeurs du 4 X 4 et de la BMW rejoignirent sans
tarder la grande route qui allait en direction de Lyon.
A noter, enfin,
qu’aucune des sept autres personnes présentes cette nuit-là ne voulu témoigner.
Ce mutisme obstiné reste encore pour nous une énigme du comportement humain.